Difficile de rester à sa place de collègue, lorsque pour la deuxième fois dans la même semaine, je me trouve tenue d'assister à un conseil de discipline (toujours aussi hors la loi en primaire)...
Difficile de ne pas sourire en constatant qu'une fois de plus au même traitement même réaction d'enfant entrant en résistance...
Difficile de se retenir de hurler mais êtes-vous aveugle à ce point pour ne pas vous rendre compte que notre simulacre de justice ne fait que renforcer cet élève dans son attitude de rejet !
Difficile de penser, que la seule attitude que je puisse adopter, si je veux pouvoir agir par la suite, c'est un mutisme total... J'ai vraiment, vraiment envie de hurler contre ce que nous sommes entrain de faire !
Difficile de ne pas se prendre à rêver que notre inspectrice si présente habituellement dans les locaux vienne faire un tour ici, aujourd'hui ce serait intéressant qu'elle débarque en plein conseil de discipline ! Comment nous y prendrions-nous pour justifier de tels méthodes : 12 adultes (dont notre directrice) contre un enfant de CM2, sans même un avocat !
Difficile de ne pas me dire que j'aurais peut-être du rester, encore un peu plus longtemps, discuter avec l'infirmière des différents élèves en difficultés de ma classe... 5 minutes de ce simulacre de justice, c'est encore trop pour moi... Mais mon absence total écornerait ce soit disant esprit d'équipe si cher à mes collègues, et je n'aurais e,n tant que paria, plus du tout droit : ni à la parole ni à ma place au sein de l'équipe...
Difficile de ne pas envisager ma mutation...
Les tribulations d'une famille de rêveurs: clins d'oeil, coups de coeur, coups de gueule..
vendredi 2 mars 2012
jeudi 1 mars 2012
Aujourd'hui : compliment.
Compliment à H qui pendant son "conseil de discipline " (ce qui est hors la loi à l'école primaire !) a su rester stoïque face à nous adultes qui le fustigions pour son comportement, sans nous interroger du pourquoi de ce comportement.
A le voir serrer les poings sous la table (à en avoir les phalanges totalement jaunies) chaque fois que sa maîtresse s'adresser à lui, je pense qu'il aurait été utile de le laisser s'exprimer sur les raisons de sa colère. Connaissant les méthodes de ma collègue (elle a travaillé avec moi en tant que maîtresse surnuméraire... Je sais qu'elle n'a pas la langue dans sa poche et qu'elle a la moquerie extrêmement facile vis à vis des élèves, il lui arrive de dire à certains qu'ils sont des mollusques...), je pense que cet élève a un fort arriéré vis à vis d'elle et que notre rappel à la loi et nos menaces n'ont aucune chance d'avoir son oreille, tant qu'il aura ce sentiment d'injustice encré en lui... J'admire son esprit de résistance, même si malheureusement il se retourne contre lui. J'espère que le collègue qui lui a été assigné comme tuteur saura lire en lui, et verra que si cet enfant (CM1) en est rendu là, c'est qu'il est en souffrance et pas seulement par rapport à ce qui peut-être se joue dans sa famille, mais également dans sa classe.
Merci, H parce que ton attitude m'a démontré que je suis sur le bon chemin lorsque je pense reconstruction de l'image de soi, m'a montré également que je ne devais pas baisser les bras, même si dans une telle instance je ne pouvais que me taire, de crainte d'aggraver ton cas et de me fermer à jamais l'oreille de mes collègues. Aujourd'hui tu as résisté pour deux ! Je m'engage à discuter avec ton tuteur pour tenter une autre approche avec toi...
A le voir serrer les poings sous la table (à en avoir les phalanges totalement jaunies) chaque fois que sa maîtresse s'adresser à lui, je pense qu'il aurait été utile de le laisser s'exprimer sur les raisons de sa colère. Connaissant les méthodes de ma collègue (elle a travaillé avec moi en tant que maîtresse surnuméraire... Je sais qu'elle n'a pas la langue dans sa poche et qu'elle a la moquerie extrêmement facile vis à vis des élèves, il lui arrive de dire à certains qu'ils sont des mollusques...), je pense que cet élève a un fort arriéré vis à vis d'elle et que notre rappel à la loi et nos menaces n'ont aucune chance d'avoir son oreille, tant qu'il aura ce sentiment d'injustice encré en lui... J'admire son esprit de résistance, même si malheureusement il se retourne contre lui. J'espère que le collègue qui lui a été assigné comme tuteur saura lire en lui, et verra que si cet enfant (CM1) en est rendu là, c'est qu'il est en souffrance et pas seulement par rapport à ce qui peut-être se joue dans sa famille, mais également dans sa classe.
Merci, H parce que ton attitude m'a démontré que je suis sur le bon chemin lorsque je pense reconstruction de l'image de soi, m'a montré également que je ne devais pas baisser les bras, même si dans une telle instance je ne pouvais que me taire, de crainte d'aggraver ton cas et de me fermer à jamais l'oreille de mes collègues. Aujourd'hui tu as résisté pour deux ! Je m'engage à discuter avec ton tuteur pour tenter une autre approche avec toi...
mercredi 29 février 2012
Aujourd'hui : un jour de trop
Oui, ce 29 février est vraiment un jour de trop, c'est un comble pour moi, qui me plains si souvent de ne pas avoir assez de temps pour accomplir tout ce que j'aimerais !
Ce matin j'ai commis l'erreur d'ouvrir ma boîte mail , dès lors j'ai perdu ma matinée en échange de mails stériles avec mes collègues. Nous avons quelques élèves qui posent de gros, gros soucis de comportement et mettent régulièrement les classes par terre. Ce n'est pas nouveau, c'est tous les ans comme cela. Décision a donc été prise de sanctionner fortement : exclusion/inclusion d'une semaine à la clé (on sort l'élève de sa classe et on l'intègre dans la classe d'un(e) collègue) pour les élèves les plus perturbateurs, rencontre avec l'inspectrice et tout le tintouin.
Je suis d'accord pour sanctionner, mais je souhaiterais juste que nous ne nous arrêtions pas là ! Si ces élèves se comportent ainsi c'est qu'ils sont prisonniers de leur image. Ils ont besoin aussi d'expérimenter la loi , non plus en en franchissant les limites, mais en s'appuyant dessus pour travailler ensemble. C'est notre devoir d'enseignant, de leur proposer des actions concrètes qui leur permettraient de se revaloriser à leurs propres yeux et à ceux des autres.
J'ai donc tenter de proposer de sortir ces élèves difficiles (toute tranche d'âge confondue) de leur classe deux fois par semaine pour réaliser un travail commun : production littéraire et/ou artistique afin de les amener à comprendre que les règles sont là non pas pour les brimer, mais au contraire pour leur permettre de s'épanouir, que leur force ne doit pas servir à contraindre les autres, mais à protéger les plus faibles .
Voici la réponse d'une de mes collègues concernée : "c'est en effet une solution...mais pas dans ce cas!! je ne ferai aucun effort pour mettre en avant quoique ce soit avec ce genre d'élèves, ils ne prendraient pas comme une sanction le fait d'être exclus! ils seraient fiers : on est exclus, on travaille mais en petit groupe et en plus on valorise le travail, quel est le point de vue des autres??...nous aussi on veut être exclus ! Il faut sanctionner...dans la société, quand on ne respecte pas la loi on est sanctionné, notre comportement n'est pas valorisé, il faut que ces élèves se rendent compte qu'ils ne décident pas, que le monde ne tourne pas autour d'eux! un référent peut servir pour permettre aux élèves d'évacuer et de ne pas penser que c'est un conflit duel."Ma réponse :
La sanction est obligatoire, c'est une évidence pour tout le monde, je pense, mais elle n'exclue pas la reconstruction ! Notre société s'interroge : à une époque on enlevait définitivement les enfants mal traités à leur famille. Aujourd'hui on travaille sur le comment préparer le retour de ces enfants dans leur famille. Comment restaurer le lien parents/enfants ? On est ici dans la même problématique : l'image de soi. Ces élèves ont une mauvaise image d'eux-mêmes et ne peuvent pas évolués parce qu'ils en sont prisonniers à nous de la faire évoluer : après sanction bien sûr !
Ma directrice a finalement tranché en faveur de ma collègue en ajoutant toutefois qu'il serait bien de garder sous le coude l'idée de prévention !
Bilan une matinée de perdue pour moi, un sacré poids sur l'estomac, un goût amer dans la bouche, et le dégoût vis à vis d'une école qui écrase et humilie davantage qu'elle ne construit !
Je sais, je suis bien au delà des 100 mots, mais j'avais besoin de partager mon écœurement. Bon pour finir sur une note positive, ce 29 février m'a permis de passer un après-midi de plus dans la chaleureuse compagnie de ma Nanou, en attendant que son petit bout se décide enfin à venir faire connaissance.
mardi 28 février 2012
Aujourd'hui : froid
Froid, voire glaciale, l'enthousiasme qui a accueilli, ce midi, le dicta de la mairie nous imposant de nouveaux horaires pour l'aide personnalisée (soutien) 12H55/ 13H35 ! (au lieu de 11H50/ 12H25). Tout ça, soit-disant pour éviter les problèmes de sécurité sur la court pendant la pose méridienne !
Au bout du compte, les élèves concernés n'auront en tout et pour tout que 10 min de pose entre 10h30 (fin de la récréation du matin) et 15h00 (début de la récréation de l'après midi), la cantine n'étant pas dans l'école... Et ceux qui ont le bonheur de rentrer chez-eux, devront manger au lance-pierre s'ils veulent être revenus à temps pour le début du soutien !
L'ambiance des après-midis promet d'être chaude, elle, voire explosive ! Nos élèves, pour une grande majorité ont déjà tendance à s'étriper et à décrocher des apprentissages l'après-midi... là, ça risque d' être Waterloo !
lundi 27 février 2012
Aujourd'hui un slogan pour vous vendre
Impossible, j'aime trop ma liberté pour vouloir être achetée !
dimanche 26 février 2012
Aujourd'hui : machines
8h30 : La machine à café module ses: grrr chhttt, grrr chhttt
9h00 : La machine à pain prend le relais avec ses tougoum, tougoum
10h15 : La machine à 4 roues ronronne et nous mène Moune et moi à Sargé où nous récupérons ma nièce, puis direction : bois de l'Epau pour un footing.
12h00 : La machine à cuir rôtis et poulets diffuse dans toute la maison des senteurs de : rôtie et de pommes de terre au four, tandis que la machine à extraire les vapeurs grasses entre dans la danse.
13h45 : Pendant que la machine à café reprend du service, ma machine à rêve personnelle me transporte dans un autre monde le temps d'un petit somme récupérateur.
16H30 : La machine à gaufres entre en action !
16h45 : La sonnerie de la machine à communication orale long distance retenti chez ma fille aînée, histoire de les convier elle et son cher et tendre à venir partager un goûter familiale !
16h45 : La sonnerie de la machine à communication orale long distance retenti chez ma fille aînée, histoire de les convier elle et son cher et tendre à venir partager un goûter familiale !
Habituellement, je ne suis pas franchement fan des machines, mais il faut bien admettre qu'il en existe de merveilleuses qui embellissent notre quotidien !
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