My son

 J'aime son humour décapant, son coup de crayon, les histoires qu'il écrit pour répondre aux exigences du cours de français et n'aie qu'un seul regret qu'il ne s'y livre pas pour son propre plaisir.  J'aime la patience, le soin qu'il apporte à ses réalisations de maquettes, à la peinture de ses figurines de plombs.
J'aime quand le soir il écoute sa musique et emplit la maison de ses sifflotements ou de ses chants. J'aime nos échanges "philo".  J'aime ces repas où il me fait tellement rire que j'en ai du mal à reprendre mon souffle.
J'aime sa droiture, même si parfois il est un peu rigide.
Ce qui me dérange : ses doutes quant à ses capacités...
Je n'aime pas non plus quand on se prend la tête, même si je sais que c'est inévitable, dans ses coups de temps-là, je m'en veux énormément de ne pas avoir plus de souplesse de caractère et de patience !

Quelques exemples de son coup de crayon  :


 Sa classe de...français...


Quelques exemples de son imagination :
Nouvelle
Au loin, je vis une ombre, qui se faufilait entre les arbres tel un prédateur, c’était elle !
La bête que tout le monde redoutait, était là-bas, j’en avais la certitude. Je me mis à sa poursuite. Courant à en perdre haleine, j’espérais au fond de moi pouvoir sauver la jeune femme disparue.
Quand j’arrivai dans la forêt sombre, je me sentis observé. Je m’arrêtai pour scruter l’obscurité des arbres. Autour de moi, l’air était lourd et le silence pesant amplifiait le moindre craquement de branche. Au loin j’apercevais les torches et entendais les heurs des villageois à la recherche de la jeune femme.
Tout à coup je vis  entre les branches deux tâches jaunes qui brillaient, je crus voir deux yeux m’épiant mais en réalité, ce n’étaient que les fenêtres d’une vieille maison de pierre au toit de chaume.  La peur me prit malgré moi, je me dirigeai en courant vers la maison. En arrivant devant la porte, j’entendis des pleurs venant de l’intérieur, espérant avoir retrouvé la disparue, j’entrai et la jeune femme à ma vue hurla d’épouvante. Alors, je me jetai sur elle pour la faire taire, de criante qu’elle n’attire la bête de ses cris.
Au moment où ma main se plaqua contre sa bouche, je pris peur en constatant que ce n’était pas une main mais une patte velue et noire comme le jais. Je voulus me reculer mais je m’aperçus que je ne contrôlais plus mon corps, je réussis tout de même à lever les yeux en direction de la fenêtre et là ce que je vis dans le reflet me fis tressaillir…

            À ma place, sur la jeune femme, se trouvait une terrifiante bête. Le monstre était fléchit sur ses deux pattes arrières, et maintenait la femme contre le mur, en lui plaquant la tête et l’épaule avec ses pattes immondes. Sa tête était celle d’un énorme loup, pire que toute celle que l’on peut imaginer. Ses babines retroussées laissaient apparaître des rangées de crocs aiguisés, son pelage était noir comme une nuit sans lune et deux yeux rouges pareils à des flambeaux me fixaient dans le reflet de la fenêtre.
Et là, je compris, j’étais la bête tant redoutée, la bête que tout le monde voulait tuer, la bête qui abattait des troupeaux entiers, la bête qui… ! Oui la bête dont je voulais la mort n’était en fait nul autre que moi. Et l’ombre que j’avais aperçue entre les arbres n’était pas un prédateur mais une proie, une jeune femme perdue.
Devant un tel désarroi, je perdis le contrôle de mon corps, et contemplant l’horrible spectacle de ce que la bête fit subir à la jeune femme, je me mis à prier pour qu’un villageois passe non loin et me tue car mon âme enchaînée à ce corps diabolique ne pouvait rien faire d’autre que contempler l’horreur et cela je ne pourrai jamais l’oublier.
Nicolas.

Un récit fantastique :

Sans titre.


C’était un jour comme les autres, au détail près que ce matin-là en allant chercher mon courrier, je remarquai une tache sur ma boîte aux lettres. J’entrepris de l’effacer en la frottant ardemment avec un chiffon, quand soudain, elle se mit à trembler. Voyant cela je fis un pas en arrière et les tremblements se firent encore plus violents, le clapet claquait et une épaisse brume jaunâtre s’écoulait peu à peu de la fente. De peur, je me cachais derrière un arbre tout proche afin d’observer ce curieux phénomène.
                L’épaisse brume commença  à prendre forme, au début incertaine puis plus le temps passait plus je distinguais une forme humaine. Bientôt la fumée se dispersa et je vis un homme vêtu tel un bédouin se tenant devant moi.
                Je sortis de ma cachette et à ma vue l’entité me dit :
-« Bonjour maître, je suis un génie et je peux exhausser ton vœu le plus cher… Mais choisis bien car ensuite je disparaîtrai à jamais ».
Ne sachant que faire et quoi lui demander, mon esprit se troubla et mille vœux le traversèrent : -Etre riche… maître du monde…-
Et là une idée me vint :
-« Génie !  Dis-je, je souhaite que cet arbre derrière moi réalise tous les vœux que je souhaiterai »
Le génie me demanda si j’étais sûr de mon choix et après un acquiescement total de ma part, il claqua des doigts et disparut dans un éclair bleu.

                Me retrouvant seul et quelque peu décontenancé face à ce que je venais de vivre, je me tournai vers l’arbre et le cœur battant, je me mis à souhaiter tout ce dont j’avais toujours rêvé. Quel ne fut pas mon émerveillement quand je vis mon chien disparu me revenir ou encore quand mes poches débordantes de billets cédèrent sous leur poids.
Quand tous mes vœux furent réalisés, je souhaitai que l’arbre disparaisse à jamais pour que dans mon avarice, je sois le seul à profiter de cet avantage.
Nicolas