dimanche 30 janvier 2011

Résistance

Matin gris, gris souris, gris souci…  Les frustrations augmentent… cette société nous blesse, nous moleste… la colère gronde… Discussion morose sur la sinistrose qui alimente la nécrose de nos idées… paralyse notre instinct de survie… Sensation désagréable d’être la proie que le serpent hypnotise afin de la dévorer sans effort. D’être ligotée, puis dépouillée par des bandits assurés de leur impunité puisqu’ils ont le pouvoir…
Mais non ! Je refuse de leur sacrifier mon weekend en prime ! Il ne fait pas beau et rien ne va ? Qu’à cela ne tienne après la pluie, le beau temps et si le soleil n’est pas au rendez-vous et bien il rayonne en nous. Tant que l’on respire, il y a de la vie et tant qu’il y a de la vie on peut lutter, on peut résister !
Mon premier acte de résistance : vous offrir ces quelques photographies en poésies sans autre prétention que celle de vous emporter l’espace d’un instant et vous faire rêver ….
une larme de lune s'est accrochée aux branches...

          Intérieur nuit,
La nuit pleure sans fin,
Tu marches vers le matin.
La pluie lavant l’ennui,
En toi renaît la vie.
Tout est osmose…
Douceur des choses,
Apportant l’oubli,
Cœur sans soucis.
Au-delà des portes closes
Tous reposent…
Toi tu vas à l’envie,
Marchant vers l’infini.
Immensité de la nuit,
Où sourd un bruit…
Un bruit de cœur qui bat :
Celui du monde qui va !
                                Nackou


           
Astrasie,
L’aube astrale surgit,
Et tu erres dans la nuit.
Moissonneuse d’étoiles,
Tu les suspends aux rets de tes voiles,
Quand la nuit déploie sa toile,
Au cœur de nos folies,
Au pays d’Astrasie…
Marcheuse de nuit,
Doucement, sans bruit,
Tu libères nos esprits,
En y semant la graine d’en-vie,
Au cœur de nos vies,
Au cœur de nos folies,
Au pays d’Astrasie…
Brodeuse de rêves,
Sans peine et sans trêve,
Tu tisses la trame de l’oubli,
Gommes nos soucis,
Berces nos nuits,
Au cœur de nos folies,
Au pays d’Astrasie…
                        Nackou


Fille de la nuit,

Tes yeux reflètent les étoiles,
L’écume de lune voile
Ton visage d’opale,
Un éclat de cristal
Enlumine tes cheveux.
L’esprit heureux
Tu découvres la nuit,
Qui s’épanouit,
En filigrane,
Dans l’étang diaphane.
Eprise de liberté,
En cette brise d’été,
Tu t’évanouis
Sans bruit.
Ne laissant trace de toi,
Que celle de ton petit doigt…
                               Nackou.