A la manière de Raymond Queneau, Aller chercher au fond des mers
Quête
Aller chercher au fond des choses la raison dévastée.
Aller chercher au fond des bois le loup obscur.
Aller chercher au fond de tes yeux une âme sauvage.
Aller chercher au fond des poches les saisons oubliées.
Aller chercher au fond des vallées l'écho d'un murmure.
Aller chercher au fond des lacs les mémoires englouties.
Aller chercher au fond des tiroirs une pensée volage.
Aller chercher au fond de toi des rêves ambrés.
Aller chercher au fond des coeurs l'éclat d'une vie.
Aller chercher au fond des miroirs l'ombre des nuages.
Aller chercher au fond des flacons les saveurs fruitées.
Aller chercher au fond de mes pensées un parfum d'aventure.
Aller chercher au fond d'un grenier le zeste d'un soir d'été.
C'est ce qu'on peut faire en vain ou avec raison.
Nackou
A la manière de Jean-Luc Moreau, Quelque part, au bord de la Sarthe
Quelque part, au bord de l'Yonne,
Quelque part, au bord de l'Yonne
Un homme, un jour, avec grand soin,
repeignait de grandes pancartes :
PRAIRIES INTERDITES AUX LIONS
- Des lions, dis-je, dans l'Yonne,
on n'en voit pas des quantités !
- Monsieur, c'est grâce à mes pancartes
rien de tel pour les arrêter !
N'en déplaise aux savants hilares,
dans l'Yonne, en toutes saisons,
si les lions sont si rares,
c'est que cet homme avait raison.
Nackou
| Ceci n'est pas un lion... |
A la manière de C. Charrier, Portrait d'un être chimérique
Portrait d'un être chimérique 1
Il a :
![]() |
| Chenille rouge phosphorescente |
une tête de pioche,
une bouche d'enfer,
des dents d'engrenage,
une langue de feu,
un cou de foudre,
une gorge de poulie,
des bras de fer,
des poings de suspension,
un coeur de marbre,
un dos de chaise,
une queue d'aronde,
une cheville ouvrière,
des pieds à coulisse.
Nackou
Portrait d'un être chimérique 2
Il a :
une tête de linotte,
des cheveux d'ange,
un oeil de cyclone,
une bouche en coeur,
des dents de porcelaine,
une langue musicale,
un cou de cygne,
une gorge de pigeon,
des bras d'honneur,
une main verte et
une main de velours,
un coeur de laitue,
un dos d'âne,
une queue de cerise,
un pied de grue.
Nackou

Je vois que la pharalaryngite n'a pas encore atteint le cerveau, pourvu qu'elle n'en fasse rien. Mais où donc vas-tu chercher tout ça Seurez? Tu te bonifies avec l'age.
RépondreSupprimerA la façon de Job
Il n'y a pas de raison sans déraison.
Chercher en vain c'est déjà trouver une raison de vivre.
N'est-ce pas la Quête des Chevaliers de la Table-Ronde?
Aller chercher au fond des nuits blanches nos idées noires.
Aller chercher au fond des jours noirs la lumière de l'Espoir.
Aller chercher au fond du noir de l'âme la Rédemption.
Bon rétablissement.
Ton être chimérique n° 1 je l'ai déjà rencontré au parc Monod, il s'y est promené tout un été avec son père, le Fils de Théodore. Sa spécialité c'est le Récup'Art, faire des oeuvres d'art avec des outils et matériaux de récupération. A la manière des enfants africains.
RépondreSupprimerJe reconnais bien là ton coté lionne.
Bis! Bis! Bisous!
Tu devrai tomber malade plus souvent!!! Je suis trop dans les cotes, les coupes, les ajustements pour arriver a poésifier...
RépondreSupprimerJettes un œil sur mon blog, un sondage est en train pour organiser une grande rencontre de blogueuses! Veux tu en être (avec homme et enfants)? Si ton prénom n'est pas dans la liste c'est que je n'avais pas assez de place!
Anne: heureusement pour moi j'arrive à poésifier sans être malade, bon la fièvre ça aide un peu côté délire ! je suis allée voter sur ton blog mais j'ai bien peur de ne pas être dans la majorité ! ça ne veut pas dire que nous ne serons pas dans votre ciel en juillet, mot d'ordre des vacances prendre le temps pour les gens que j'aime ! Et encore félicitation pour vos travaux. (Du coup, j'observe mon homme du coin de l'oeil et je me rends compte qu'il ronge d'autant plus son frein pour aborder les travaux de la cuisine, ah le temps denrée précieuse !)
RépondreSupprimerAmorvat : Le fils de Théodore dont tu parles expose-t-il quelque part ? Je trouve intéressante l'idée du récup'art d'autant qu'avec les coupes sombres du gouvernement dans les budgets des services publiques,notamment ceux de l'éducation nationale, si nous voulons continuer à faire de l'art avec nos élèves, il va falloir se lancer dans une campagne de récupération de matériaux en tout genre !
RépondreSupprimerJe ne sais pas ou il expose en ce moment. Recherche sur le net, je crois que son prénom c'est Christian. Bon après midi, bises.
RépondreSupprimer.."le zeste d'un soir d'été", j'aime beaucoup.....envie d'écrire moi aussi :-)
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